Valérie Reynal et Didier Bousquet portent haut les couleurs du Running Beach Club : à l’Ultra-Trail de Majorque, les deux coureurs ont remporté leur catégorie sur 100 kilomètres. Leur performance, construite au fil d’une préparation exigeante, illustre aussi l’engagement sportif et la vie associative d’un club qui accompagne ses membres du club sur des formats très différents. Que représente cette distinction pour le RBC, et comment se prépare-t-on à une première course de cette distance ?
En bref
- Valérie Reynal et Didier Bousquet ont participé à l’Ultra-Trail de Majorque, disputé dans la Serra de Tramuntana.
- Sur le parcours de 100 kilomètres, ils ont remporté chacun leur catégorie et leur arrivée est annoncée à la 24e place.
- Valérie Reynal a également été la première Française et la première non-professionnelle de l’épreuve.
- Leur préparation a été encadrée par Guillem Riand, coach du Running Beach Club de Sainte-Marie-la-Mer.
- Cette course s’inscrit dans un programme de progression vers l’UTMB 2028.
| Repère | Information |
|---|---|
| Épreuve | Ultra-Trail de Majorque, sur 100 kilomètres |
| Lieu | Serra de Tramuntana, île de Majorque |
| Dates annoncées | Du vendredi 30 octobre au dimanche 1er novembre |
| Résultats | Une victoire de catégorie pour chacun ; Valérie Reynal première Française et première non-professionnelle |
| Club | Running Beach Club, Sainte-Marie-la-Mer |
Valérie Reynal et Didier Bousquet brillent sur les 100 kilomètres de Majorque
La Serra de Tramuntana n’offre pas exactement le décor d’une promenade digestive. Sur cette île des Baléares, les reliefs imposent leur rythme, et les coureurs doivent gérer les kilomètres autant que les montées, les descentes et la fatigue. C’est dans ce cadre que Valérie Reynal et Didier Bousquet ont pris le départ de l’Ultra-Trail de Majorque, une épreuve de 100 kilomètres organisée du 30 octobre au 1er novembre.
Les deux athlètes du Running Beach Club ont remporté leur catégorie respective. Leur arrivée est annoncée à la 24e place, tandis que Valérie Reynal signe un résultat remarquable au classement féminin : elle est la première Française et la première concurrente non professionnelle. Derrière ces chiffres, il y a une réalité moins spectaculaire mais déterminante : rester régulier quand la distance commence à peser et que chaque décision de rythme compte.
Une première expérience sur la distance ultra
Pour les deux coureurs, le format des 100 kilomètres constituait une découverte. Passer à l’ultra ne consiste pas simplement à courir deux fois plus longtemps qu’un marathon. Il faut apprendre à s’alimenter, à économiser ses forces et à accepter qu’une allure prudente au départ puisse être plus efficace qu’une envolée pleine d’enthousiasme — surtout quand il reste encore plusieurs heures de course.
Cette réussite constitue un hommage au travail accompli par les athlètes et à l’accompagnement reçu au club. Elle rappelle aussi qu’une distinction sportive n’est pas seulement un trophée : elle rend visibles les mois d’entraînement qui précèdent la ligne d’arrivée.
Une préparation du Running Beach Club ancrée dans les Pyrénées
Créé en décembre 2017, le Running Beach Club a progressivement développé une culture des courses nature et de l’endurance. Le résultat de Majorque ne tombe donc pas du ciel, même si les jambes auraient sans doute apprécié une livraison plus directe. Pour préparer leur premier 100 kilomètres, Valérie Reynal et Didier Bousquet ont réalisé des sorties longues dans les Albères et les Pyrénées, des terrains proches qui permettent de travailler le dénivelé et l’effort prolongé.
Leur entraînement a été conçu avec Guillem Riand, le coach du club. Une préparation ultra précise ne signifie pas que tout peut être contrôlé : la météo, les sensations et les difficultés du parcours gardent leur mot à dire. Elle permet toutefois de donner un cadre aux séances, d’augmenter progressivement la charge et de prévoir les stratégies de course avant le jour J.
Construire la distance sans brûler les étapes
Pour une personne qui découvre l’ultra, la tentation est parfois de multiplier les sorties très longues afin de se rassurer. Or, la progression repose aussi sur la récupération, le sommeil et la capacité à répéter des semaines d’entraînement cohérentes. On peut résumer les principaux axes de préparation ainsi :
- Allonger progressivement les sorties, afin d’habituer le corps à durer sans transformer chaque séance en compétition.
- Travailler sur des terrains variés, pour mieux anticiper les sentiers, les changements de pente et les appuis irréguliers.
- Tester l’alimentation et l’hydratation, car une stratégie efficace sur le papier doit aussi fonctionner après plusieurs heures d’effort.
- Prévoir la récupération, qui fait partie de l’entraînement au même titre que les kilomètres parcourus.
Cette méthode progressive donne un sens concret au projet de Valérie et Didier : Majorque est une étape vers l’UTMB 2028, avec des courses de plus en plus longues pour acquérir de l’expérience.
Un parcours collectif qui mène au projet UTMB 2028
Préparer l’UTMB 2028 ne se résume pas à inscrire une date dans un calendrier. L’objectif se construit par étapes, en choisissant des épreuves adaptées et en apprenant à mieux connaître ses réactions face à la durée. L’Ultra-Trail de Majorque fournit ainsi aux deux membres du RBC une expérience précieuse : ils ont pu découvrir les exigences d’un 100 kilomètres et observer ce qui fonctionne pour eux en situation réelle.
Le club avait déjà accompagné des coureurs vers des rendez-vous d’endurance réputés. Julien Valentim a notamment pris le départ de la Diagonale des Fous, à La Réunion, tandis que d’autres athlètes du groupe ont participé à la Transvulcania, aux Canaries. Ces expériences ne garantissent pas un résultat futur, mais elles nourrissent un savoir-faire collectif : préparation, logistique, gestion de l’effort et soutien entre coureurs.
Des modèles différents, un même goût de l’endurance
Les parcours d’athlètes plus expérimentés peuvent aussi aider à comprendre l’évolution du trail. Pour découvrir des échanges autour des nouvelles générations et de l’ultra, je peux conseiller cet entretien consacré à Ludovic Pommeret, Louison Coiffet et Tiphaine Bazile. Il offre un autre éclairage sur la manière dont les pratiques et les ambitions se renouvellent dans la course en montagne.
À Sainte-Marie-la-Mer, le projet de Valérie Reynal et Didier Bousquet prend ainsi place dans une dynamique plus large. Le but n’est pas de brûler les étapes pour afficher une performance immédiate, mais d’accumuler des repères fiables avant les échéances majeures. La patience, en ultra, est une qualité sportive à part entière.
Les courses de longue distance attirent des profils variés, des spécialistes aguerris aux coureurs qui progressent au sein d’un club. À ce sujet, le portrait de Jeanne Chuquet et de son objectif sur la course d’Utah Beach montre une autre façon de préparer un rendez-vous important, avec un objectif et un terrain qui lui sont propres.
Le Running Beach Club, entre performance et vie associative
Un club ne se mesure pas uniquement au palmarès de ses meilleurs coureurs. Il se voit aussi dans sa capacité à réunir des personnes de niveaux et d’objectifs différents autour de la course à pied. Le Running Beach Club a d’ailleurs été distingué lors du 10 kilomètres de Bompas comme le club ayant présenté le plus grand nombre de participants. Cette reconnaissance collective complète les podiums individuels de Majorque.
Pour les membres du club, cette variété compte. Certains découvrent les courses locales, d’autres visent un trail exigeant ou une épreuve d’ultra. Entre les deux, il y a les entraînements partagés, les conseils, les encouragements et les déplacements organisés. La vie associative donne une structure à ces efforts et rend les objectifs individuels un peu moins solitaires.
Des formats différents, une même communauté
Le sport associatif repose souvent sur des gestes simples : accueillir un nouveau coureur, partager un parcours ou aider un partenaire à garder le cap quand la motivation baisse. Ce soutien ne remplace ni le travail personnel ni l’expertise du coach, mais il peut faire la différence dans la durée. Pour comparer avec une autre actualité liée à l’organisation de la pratique, cet article sur l’évolution d’Amiens ProSport vers Running Conseil illustre les transformations possibles dans l’univers du running.
Le résultat de Valérie Reynal et Didier Bousquet donne donc une belle visibilité au club, sans résumer à lui seul tout ce qu’il représente. La performance attire l’attention ; l’engagement sportif et le collectif, eux, permettent de la construire.
Ce que la performance de Majorque révèle sur le trail amateur
Valérie Reynal a terminé première Française et première non-professionnelle, un résultat qui souligne la place des coureurs amateurs dans les épreuves de haut niveau. Cela ne signifie pas que les contraintes disparaissent : il faut concilier entraînement, travail, vie personnelle et récupération. La performance prend alors une dimension particulière, car elle s’inscrit dans une organisation quotidienne qui ne ressemble pas à celle d’un athlète professionnel.
Didier Bousquet et sa coéquipière montrent aussi qu’un objectif ambitieux peut se construire sans brûler les étapes. Les courses de préparation servent à tester les stratégies, à gagner en confiance et à repérer les points à améliorer. Ce cheminement est utile à toute personne qui envisage une longue distance : mieux vaut préparer un projet réaliste que copier le programme d’un autre coureur trouvé à minuit sur internet.
Un hommage au travail de fond
À mes yeux, la distinction obtenue à Majorque vaut autant par le résultat que par ce qu’elle raconte du parcours. Les sorties dans les Albères et les Pyrénées, le suivi de Guillem Riand et l’expérience du groupe ont formé un ensemble cohérent. Le club peut s’en réjouir, tout en gardant les pieds sur terre : chaque nouvelle course apporte ses propres difficultés et demande une préparation adaptée.
Cette réussite rappelle enfin que le trail n’est pas seulement une affaire de chronomètre. Il associe effort individuel, connaissance du terrain et solidarité. Quand ces éléments se rencontrent, une arrivée peut devenir le reflet d’un travail collectif, et pas seulement d’une performance isolée.
Où s’est déroulé l’Ultra-Trail de Majorque ?
L’épreuve s’est tenue sur l’île de Majorque, dans le massif de la Serra de Tramuntana, sur un parcours de 100 kilomètres.
Quel résultat ont obtenu Valérie Reynal et Didier Bousquet ?
Les deux coureurs du Running Beach Club ont remporté chacun leur catégorie. Leur arrivée est annoncée à la 24e place, et Valérie Reynal a été la première Française ainsi que la première non-professionnelle.
Qui a encadré leur préparation ?
Guillem Riand, coach du Running Beach Club, a accompagné leur préparation, notamment avec des sorties longues dans les Albères et les Pyrénées.
Pourquoi cette course compte-t-elle pour leur projet sportif ?
Le 100 kilomètres de Majorque constitue une étape dans leur progression vers l’UTMB 2028, avec un enchaînement prévu de courses de plus en plus longues.
